1.3 … Sur fond de 3ème révolution: celle de l’information et de la connaissance
Pour les auteurs de l'étude menée par RH Info en mars 2001, le passage de la formation traditionnelle à l'eformation ne peut se réduire à un simple changement de méthode se résumant à l'apport de technologies au sein des dispositifs traditionnels de formation.
Les auteurs ont une vue beaucoup plus tranchée et voient plutôt dans
l'e-formation « un certain changement de conception de l'ensemble de ce
que représente aujourd'hui « la formation. » 1
Après être passés d'une économie de production à une économie de service, nous abordons à présent l'économie du savoir.
Le shéma ci-dessous montre qu'aujourd'hui, plus de 30 % de l'emploi est
consacré à la production de connaissances et de services associés. 2
L'enjeu compétitif du savoir pousse les organisations à accroître la
création de valeur liée à l'exploitation des connaissances et des
informations.
Gary S. Becker 3,
Prix Nobel et professeur en sciences économiques et en sociologie à
l'université de Chicago estime que, de nos jours, le capital humain
représente 70% de la richesse d'un pays.
Selon l'auteur, « le début de ce siècle devrait être nommé à l'ère du
capital humain » ; ceci parce que le succès individuel ou économique
dépendra de la capacité à gérer leur capital grandissant de
connaissances. Dans la nouvelle économie, le capital humain est un
avantage clé. »
Le capital Connaissances représente donc aujourd'hui le principal
facteur de développement d'une entreprise. « La capitalisation des
savoirs, des savoir-faire et des comportements, la capacité à les
transmettre à qui il faut, quand il le faut, est devenue une nécessité
vitale pour une stratégie de développement durable » affirme ainsi
Arthur Andersen 4.
Or, une gestion compétitive du savoir implique le recours aux Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Communication. « Les cursus
traditionnels de formation à retardement du personnel en poste sont
d'ores et déjà promis à une disparition progressive mais certaine ...
Tout comme les systèmes de gestion ne sauraient plus se passer, dès
qu'une entreprise a atteint une taille critique, du support
informatique, la formation de demain, qui devra impérativement être
couplée avec le système de gestion des connaissances d'une entreprise,
ne saura se passer des NTIC » renchérissent les auteurs.
Les Nouvelles Technologies permettraient ainsi de mener une politique
de formation dynamique et interactive dans laquelle Knowledge
Management, développement des compétences, fidélisation des potentiels
trouveraient leur pleine expression.
Mais n'est-il pas chimérique de brandir le flambeau des Nouvelles
Technologies comme réponse à l'ensemble des nouvelles préoccupations
économiques et pédagogiques de la formation ?
1 RH INFO « Etat du e-learning en France », Shared Value, réactualisée mars 2001
2 ARTHUR ANDERSEN « l'irrésistible Ascension du e-learning ou comment former dans la nouvelle économie », avril 2000
3 BECKER S. Gary « The Knowledge age: investing the human capital ».
4 « Efficient Learning : e-learning et formation efficacy » Arthur Andersen, Mars 2001