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Contexte de l’étude réalisée

Après un pré-test préparatoire du questionnaire organisé en mai 2005, afin de valider ce dernier, une série d’enquêtes téléphoniques ont été conjointement menées par les sociétés K6, Mahiet et Di&mark durant l’intégralité du mois de juin 2005. L’enquête se veut uniquement nationale et couvre principalement deux zones géographiques : l’Alsace de par l’implantation de K6 dans cette région et l’Ile de France dans sa globalité via le travail effectué par Mahiet et Di&mark. Cent dix organisations ont répondu favorablement à notre demande d’interviews. La thématique portait sur :

« Les attentes des organisations vis-à-vis des logiciels libres ».

Le téléphone a été préféré à l’emailing ou à la lettre postale de type mailing, car nous avons conjointement pensé que la qualité des réponses par une approche directe de l’interlocuteur serait meilleure et plus enrichissante via des échanges entre professionnels de l’informatique.

Pour ne pas biaiser les réponses, la quasi-totalité de ces interviews a été réalisée auprès de personnes que nous ne connaissions pas. Chaque société a constitué son propre échantillon aléatoire d’organisations. Pourtant, dès l’analyse des premiers résultats, nous observions un biais : le monde de l’entreprise se trouvait sur-représenté par rapport au secteur des collectivités locales 160. Le secteur public appelle néanmoins à utiliser les logiciels libres pour une maîtrise des coûts optimale; dès que des solutions alternatives libres existent face à des solutions propriétaires, comme nous l’avons vu précédemment. D’ores et déjà, nous pouvons dire que les résultats analysés correspondront potentiellement à une fourchette basse du contexte réel. Le biais engendré est en fait en défaveur de l’approche globale du libre dans son utilisation. Pour simplifier, nous ne retraiterons donc pas nos données, mais conserverons cette hypothèse d’indicateurs en fourchette plutôt basse.

Par contre, l’hétérogénéité des secteurs et la taille de l’entreprise symbolise bien un environnement totalement aléatoire : les domaines des services et de l’industrie ont été investigués sans distinction réelle. Quant aux secteurs, ils sont très diversifiés, sans exhaustivité : aéronautique, textile, média, grande distribution, édition, informatique, … Pour des informations plus précises, sur la typologie des tailles des organisations auditées, conférer le graphique ci-après.


Pourcentage des organisations interviewées selon leur taille

Figure 2 - Pourcentage des organisations interviewées selon leur taille


Le questionnaire distinguait deux cas de figures potentiels :

  • les entreprises utilisatrices de logiciels libres,
  • les entreprises sans logiciel libre en interne ou qui envisageaient de procéder à des déploiements de solutions libres dans les douze mois à venir.

Les personnes auditées avaient toutes entendu parler des logiciels libres. Si tel n’était pas le cas, l’enquêteur proposait l’expédition de l’excellent ouvrage intitulé Livret du libre 3ème édition de mai 2005, projet libre où chacun apporte sa contribution additionnelle s’il le souhaite 161. Néanmoins, parmi les répondants, cette configuration s’est révélée quasiment inexistante, ce dont nous nous félicitons 162. D’une façon générale, la quasi-totalité des entretiens ont été effectués auprès de directions informatiques, directement auprès du directeur informatique ou de l’un de ses collaborateurs 163.
Le questionnaire se concluait par une approche générale de l’informatique présente au sein de l’organisation.


160 Pour information, 6 collectivités sur 110 organisations au total.

161 ¨Pour plus d’informations, sur ce projet : http://www.livretdulibre.org.
162 Pour plus d’information, trois personnes sur 110 ont déclaré ne jamais avoir entendu parler du terme « logiciel libre », deux d’entre elles ont souhaité recevoir le Livret du libre pour avoir une première approche du secteur.
163 7 personnes sur 110 n’appartiennent pas à une direction informatique, soit un pourcentage de 6%.