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Prestations de conseil et d’accompagnement

Le seul critère indispensable à la survie d’une entreprise se nomme sa rentabilité.

Certaines entreprises continuent à perdurer, par ailleurs, malgré un manque de valeur chronique car elles demeurent rentables. Pour toute société viable s’intéressant au domaine du logiciel libre, il sera donc nécessaire d’y trouver le plus rapidement possible des modèles économiques rémunérateurs et des clients prêts à payer ces prestations. Le domaine du libre offre de belles opportunités pour les entreprises commerciales avec des valeurs éthiques. Le marché y est effectivement encore balbutiant et cherche ses marques : la créativité est donc de rigueur, l’image de marque et la notoriété essentielles. Certaines prestations sont dorénavant d’ores et déjà matures :

  1. le conseil se traduisant par le choix de la solution la plus optimale selon la résolution d’une problématique client,
  2. l’accompagnement tout au long du projet.

Pour tout client, la valeur d’une solution se mesure généralement selon l’impact qu’elle possède sur son environnement propre et donc sur son application métier. Personne ne peut nier qu’une solution logicielle connaît des forces et des faiblesses, le logiciel zéro défaut n’existe pas. Néanmoins, certains défauts sont rédhibitoires dans certains contextes ou mineurs dans d’autres. De façon similaire, il existe une hiérarchisation des points forts selon la problématique rencontrée. Conseiller la solution libre optimale à moindre coût passe donc au préalable par une compréhension de la problématique et du contexte du client. Sur ce point, rien ne diffère d’ailleurs du monde propriétaire, les approches sont même totalement identiques. Par contre, les chemins à parcourir pour parvenir à la meilleure solution divergent entre les deux sphères.

Hormis les solutions phares telles que GNU/Linux, Apache, OpenOffice, The Gimp … il existe généralement un manque d’information et de visibilité sur les solutions libres. En fait, seule la partie visible de l’iceberg est bien référencée 147. Contrairement à l’univers propriétaire, où le marketing règne en maître, le libre communique peu sur ses produits par manque de temps et de budget. Les communautés libres n’ayant pas de vocation à vendre, il n’est pas toujours facile de répertorier les différentes solutions selon un contexte prédéfini 148. La découverte de solutions pertinentes reste souvent le fruit du hasard. Les petites astuces et les meilleures solutions se communiquent souvent par un phénomène de bouche à oreille, leur détection n’est donc pas toujours aisée. Pourtant, le monde du libre fourmille d’excellents logiciels comme des utilitaires répondant à des problématiques précises et qui facilitent grandement le travail quotidien. Ces solutions auraient d’ores et déjà toute leur place dans l’organisation et se traduiraient par des gains de productivité dans la majorité des cas.

Le domaine du libre connaît peu d’analyses très complètes faites par des acteurs totalement neutres 149. Les solutions propriétaires, par contre, fourmillent d’analyses pointues effectuées par des organismes à la renommée internationale comme le Gartner Group (http://www.gartner.com/) ou reconnus dans un contexte plus national comme le cabinet de conseil CXP (http://www.cxp.fr/cxp/) par exemple. Ce manque d’information disponible ou éparpillée sur différents sites ou forums difficiles à atteindre rebute souvent au départ.

Face à une méconnaissance du secteur et à cette opacité qu’elles transforment en notion de risque, les organisations préféreront ne pas s’y investir. Le travail initial de recherche et de compréhension du monde libre peut donc s’avérer fastidieux, très long et largement incomplet. En fait, le ticket initial d’entrée sur le secteur est coûteux en temps. Une problématique ponctuelle à résoudre et une connaissance réduite du secteur libre se traduiront par un effort à fournir souvent conséquent. Dans tous les cas, la notion de rentabilité est primordiale. L’entreprise devra alors choisir entre acquérir une connaissance pointue d’une gamme de produits libres ou prendre un prestataire extérieur expert du libre. Pour des questions de temps et de coûts, de stratégie d’entreprise, le prestataire se définira comme la solution idéale et la plus économique à terme. De plus, n’oublions pas la particularité des relations client et fournisseur dans le monde libre. Si celui-ci ne donne effectivement pas entièrement satisfaction, l’ouverture des sources le rend très facilement interchangeable.

La valeur du prestataire va donc se construire progressivement sur cette connaissance du monde libre 150 et dans son expertise de plus en plus forte d’une ou de plusieurs gamme(s) de solutions : les outils de gestion, les solutions sécuritaires, les solutions de messagerie, … Cette valeur se transforme progressivement en une image de marque 151 solide. Le prestataire aura ainsi eu soin de mettre en place une veille permanente sur ces gammes de produits pour progresser en expertise et informer au plus tôt ses clients sur les évolutions majeures du secteur libre à tout moment. Il orientera ainsi très rapidement son client vers la solution optimale selon son contexte et l’évolutivité souhaitée.

Outre le choix de la solution, des prestations d’accompagnement s’avèrent donc nécessaires. Tout d’abord, en amont, pour définir au mieux les attentes des clients, les seconder dans l’élaboration de leurs cahiers des charges fonctionnels puis en aval pour suivre l’évolution du projet après sa mise en oeuvre. Là encore, dans la phase amont, l’expertise du prestataire est très utile pour mettre en valeur les avantages et les inconvénients des différentes solutions étudiées. Cet accompagnement se poursuivra donc après la finalisation du cahier des charges fonctionnel par le suivi de sa réalisation. Peu de solutions seront immédiatement effectivement disponibles directement à partir du libre. Il faudra donc prévoir des modifications, de l’assemblage, … Le prestataire pilotera le projet jusqu’à la validation du cahier de recettes final : la solution deviendra alors opérationnelle et en parfaite adéquation avec les besoins métiers de l’entreprise. Le prestataire réduira aussi les temps de choix et de mise en service de la solution par le transfert de son expertise.


147 Une analogie avec le web invisible. Le web « visible » vu par les moteurs de recherche ne constitue en définitive qu’une petite partie du web.
148 Les annuaires du libre constituent néanmoins une première solution.
149 On peut citer l’excellent site http://www.framasoft.net qui propose gratuitement un annuaire de solutions classées en catégories et des analyses très intéressantes dans une première approche. Un travail remarquable et entièrement bénévole, qui est à saluer. Mais pour la mise en production dans une entreprise, ces analyses devront être plus exhaustives.

150 Les aspects juridiques sont souvent un véritable casse-tête pour les sociétés utilisatrices. Le rôle du prestataire sera donc d’informer son client sur ses droits et sur ses obligations selon la licence sous laquelle est distribuée le logiciel.
151 Red Hat illustre parfaitement cette situation, en dix ans d’existence, son taux de notoriété spontané ou assisté n’a cessé de croître.